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Soutien à l'économie locale à Bellegarde

60 000 morts en moins avec le confinement

Une étude menée par des chercheurs de l'EHESP* chiffre l’impact du confinement sur un mois en termes d’hospitalisation, de lits de réanimation et de morts évitées. Dans ce modèle, en l’absence de confinement, le nombre de décès quotidien double tous les 4 à 5 jours à partir du 19 mars, et atteint 10000 le 19 avril. L’étude montre qu’un mois de confinement aurait permis d’éviter jusqu’à 60000 morts et que sans confinement, plus de 100000 lits de réanimation auraient été nécessaires au 20 avril 2020. Lire plus

(*) École des Hautes Études En Santé Publique

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Petite histoire du 1er mai et du muguet

Selon la tradition, nous offrons des brins de muguet à ceux que l’on aime le 1er mai. Mais pourquoi cette délicate fleur est-elle devenue le symbole de la Fête du travail ? Retour sur une tradition qui remonte à bien longtemps…

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Mythologie et légende chrétienne
Dans la mythologie, on raconte que le dieu Apollon aurait créé le muguet afin d’offrir à ses neuf nymphes aux pieds nus un tapis doux et parfumé sur lequel marcher. La légende chrétienne narre l’histoire de Saint Léonard, ermite réfugié en forêt qui dût se battre contre un dragon. Sorti vainqueur de la bataille, on dit que les gouttes de sang qu’il versa au cours de la bataille donnèrent naissance à des pieds de muguet. Cette légende expliquerait en partie la croyance que le muguet porterait chance.

De l'Antiquité au Moyen-Âge
Le muguet fleurit quand vient le printemps. Il a donc été depuis l'Antiquité une plante idéale pour célébrer la nouvelle saison, les beaux jours qui reviennent et pour attirer les bonnes grâces pour de futures bonnes récoltes. Au Moyen Âge, cette fleur japonaise arrive sur le continent européen. Le " lys des vallées ", autre petit nom du muguet, symbolise depuis longtemps la saison du printemps.

1er mai et muguet
C'est Charles IX qui aurait décidé d'en offrir chaque année le 1er mai aux dames de la cour dès 1561... En 1919, la journée de 8 heures est ratifiée en France et une loi fait du 1er mai une journée chômée, devenue officiellement fériée en 1941. En 1947, le 1er mai est institué jour férié et payé dans le code du travail, il est aussi renommé " Fête du travail " en 1948. Le muguet reste à ce jour le symbole de cette journée que l'on appelle aussi " Fête du muguet ".

De Chicago à Paris
Le 1er mai 1886 à Chicago, les syndicats américains mirent en marche un mouvement revendicatif dans le but de réclamer la journée de huit heures de travail. Malgré plusieurs actions et des dizaines de morts, leur requête ne fut pas entendue. En 1889 à Paris, le Congrès de la IIe Internationale Socialiste entra à son tour dans la lutte pour la réduction du temps de travail. Le 1er mai fut alors désigné comme journée de revendication, en souvenir des événements de Chicago. Le combat ne fut pas vain : le traité de Versailles adopta la journée de huit heures de travail.

Le muguet au 1er mai popularisé par la mode ?
Le geste devient populaire le 1er mai 1900, lors d’une fête organisée par les grands couturiers parisiens, clientes et employées reçoivent un brin de muguet. L’année suivante, les petites mains fleurissent les clientes.

Un brin porte-bonheur
Le muguet est bien entendu la fleur emblématique du 1er mai : offrir du muguet à quelqu’un ce jour-là, c’est lui souhaiter beaucoup de bonheur. Encore mieux : si vous offrez un brin comportant 13 clochettes, vous adresserez au destinataire des vœux de félicité éternelle… Le muguet est une de ces fleurs qui peuvent s’offrir sans aucune connotation amoureuse : n’hésitez pas à en faire cadeau autour de vous ! Cette année, La clé des champs, notre fleuriste locale, livre à domicile des brins porte-bonheur.

Baisse de 40% à 50% de l'activité des boulangeries artisanales

Alors que les boulangers tirent la langue, la distribution achète massivement de la farine en sachet, dopant l’activité des meuniers de forte capacité. Interrogé sur la question de l'activité des meuniers après la première semaine de confinement, Jean François Loiseau, président de la Meunerie française, a évoqué les baisses d'activité suivantes au niveau national :
- Boulangerie artisanale : -40 à -50%
- Boulangerie industrielle -70 à -80%
- Farine pour préparations boulangères surgelées -20 à -30%
- Farine sachet +100% mais ne représente traditionnellement que 5% de l'activité globale de la meunerie française.
Article de La dépêche-Le petit meunier

Le confinement, un test grandeur nature pour les circuits courts

Pour que le succès des circuits courts en cette période de pandémie ne soit pas qu’un feu de paille, l’attitude des consommateurs va être déterminante. Qui dit circuits courts, dit une offre de saison, plus restreinte. Cela va à l’encontre de la promesse de la grande distribution et de son offre très large, tout au long de l’année. Un argument auquel les consommateurs français demeurent extrêmement sensibles. Et restera aussi, pour conclure, la problématique de prix parfois supérieurs à ceux de la grande distribution qui repose la question de l’accès des circuits courts à une base plus large de consommateurs. Article complet sur Agri-city.info

Le Covid-19 nous oblige à manger local

Il n'y a pas de problème de production, les récoltes cette année ont été bonnes, et pourtant... Les achats de panique, le stockage impulsif et les restrictions à l'exportation pourraient provoquer une crise qui n'a pas lieu d'être. Depuis la mi-mars, les prix du blé et du riz se sont envolés. Les pays importateurs de denrées alimentaires sont les plus menacés. En Europe, la main-d'œuvre agricole manque. Autant de phénomènes qui nous obligent à repenser nos modes de consommation et à manger local.

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